Schizofragma


formation Lorientaise créée en 2014














Une petite présentation s'impose : C'est qui Schizofragma , qui fait quoi ?
Guillaume Donias (GD) : chant, guitare
Guillaume Salomé (GS) : batterie, voix
Bloody Mary (BM) : basse, voix

GD : C’est un basse-batterie-guitare tendance rock énervé,
la bonne vieille formule du power-trio avec 2 mecs (2 Guillaume) et 1 nana (Bloody Mary à la basse),
et ça chante en anglais. Le guitariste chante principalement, mais les autres donnent également
de la voix.


Qu'est-ce qui a évolué depuis vos débuts ?
GD : Nos coiffures, notre sens de l’humour...
En vrai, on a gagné quelques points d’XP depuis nos débuts,
mais on fonctionne toujours comme au début ! C’est moi qui amène principalement les idées
et les textes, et on se laisse porter par l’énergie du moment pour voir où ça nous mène.
On structure progressivement notre projet, en montant notre asso par pur souci administratif par exemple.
On est un peu meilleur qu’à nos débuts, mais on a encore une bonne marge de progression !

Quels sont les 3 adjectifs qui résument le mieux votre univers ?
Simple, sombre, puissant 

Votre EP est sortit en juin 2019 ... c'est quoi son histoire ?
Il réunit des titres qu’on joue depuis longtemps et d’autres plus récents. On devait n’enregistrer que 4 titres,
et puis on a finalement poussé à 5 en y ajoutant notre toute dernière compo.
C’est une forme d’aboutissement, notre petit caillou ajouté au grand édifice du rock ! Avec le budget
qu’on a pu mettre de côté avec nos concerts, on a fait venir Dimitri Dupire et son studio mobile
(http://la-doubleboite.com) au mois de mars. On a tout bouclé “live” en 2 jours dans un théâtre qu’on
nous a gentiment prêté. Il a ensuite tout mixé/masterisé de chez lui, et on a travaillé avec lui à distance.
On a ensuite pressé 200 copies C'est quoi l'histoire de Schizofragma ?
GD : Après des années sans musique dans la tête (car il y a un temps pour tout), Guillaume-guitare prend
conscience qu’il a, en fait, toujours rêvé de jouer dans un groupe de rock. Au même moment, il rencontre
Guillaume-batterie qui a tout ce qu’il faut chez lui pour s’y mettre (car il joue aussi bien de la batterie que
de la guitare, de la basse ou du ukulélé) et Mary qui joue de la basse pour le fun. Alors Guillaume-guitare
a motivé les autres pour s’y mettre, comme ça, pour voir, en 2014… Le projet a vraiment pris forme à partir
de 2016 pour en arriver à l’EP sorti en juin.

Si on devait resumer votre histoire en 5 moments clés, ce seraient lesquels ?
1/ la rencontre en 2014, les premières répètes dans le garage du batteur et dans les studios associatifs
de Lorient... 
2/ le premier concert en 2015, les premières compos, la matière qui prend forme... 
3/ le choix du nom du groupe : le nom d’une plante grimpante (schizofragma) qui évoque le fragment et la
schizophrénie. Parce qu’il y a forcément toujours un brin de schizophrénie dans toute création artistique.
C’est peut-être même indispensable, voire vital... 
4/ le plug and play en 2016-2017, accompagnement par la structure MAPL (Lorient) qui nous a
indéniablement boosté et fait progresser, avec une superbe date pour clôturer la session… 
5/ 2019, avec notre concert avec NO ONE, et le premier EP dans la foulée.
 CD et conçu le packaging nous-même, parce qu’on voulait se faire plaisir avec un vrai objet et parce que
oui, il y a encore des gens qui achètent des CD ! 

y a t'il des choses qui vous ont influencé lors de sa création (livres, films, BD etc...)
GD : La tartiflette mangée le premier soir a, je pense, été déterminante ! Plus sérieusement, pour le son,
j’avais Deftones et Tool en tête, ainsi que la prod sur “in utero” de Nirvana. On s’est parfaitement compris
avec Dimitri, et le résultat était largement à la hauteur. Pour le reste, chaque titre a sa propre histoire, son
propre contexte, et prend parfois source dans une référence musicale.
Par exemple, au départ de “Walking on it”, il y a “Hail to the thief” de Radiohead (pour le refrain, du moins).
Pour “Rythm down”, c’est Helmet avec “in the mean time” (pour le côté un peu martial et implacable du riff)...
On pourrait citer tout un tas d’influences diverses, mais pour moi le rock est un truc à part, une énergie en soi.

Y a t'il un titre en particulier, qui pour vous est plus representatif de l'esprit de l'EP et pour quelles raisons ?
GD : Chaque titre est différent et complémentaire, mais le plus emblématique c’est “Blackness”, qui est à la
fois simple, puissant, et surprenant. C’est un titre où chacun d’entre nous est à sa place, où l’alchimie
fonctionne. Le texte est un phrasé qui évoque une certaine forme d’aliénation, avec une montée en
puissance, un truc bien en phase avec mon ressenti du moment. On a toujours énormément de plaisir à le
jouer en concert, c’est un pur exhutoire, et c’est typiquement le genre d’émotion que je recherche dans le
rock. 

De quel titre êtes vous les plus fiers , et pourquoi ?
GD : voir question précédente ! Je suis également fier de “walking on it” et de sa partie chorus, pleine
d’énergie positive, parfaite pour clôturer l’EP !

Il s'est passé quoi depuis sa sortie ?
GD : j’ai réalisé un clip pour “Blackness” en mode Do It Yourself. C’est le clip le moins cher du monde, réalisé
à partir d’un film super 8 abandonné dans une poubelle complètement hallucinant (3 minutes avec un danseur
en slip) et d’autres images (danse contemporaine) que j’avais tourné quand j’étais étudiant aux Beaux arts.
L’image est dégueulasse, c’est de l’anti HD, à des années-lumières du truc léché qu’on voit partout. Au final, le montage raconte le corps dans divers états de transe… Parfaitement schizo, en somme !
Niveau concerts, on a fait uniquement 2 dates depuis la sortie de l’EP. On a très envie d’y retourner mais rien
ne presse. Pour l’heure on prend le temps de composer et d’explorer de nouvelles choses, pour un autre
enregistrement en 2020 si tout va bien.
Et maintenant c'est quoi la suite, vous nous mijotez quoi ?
GD : un nouveau clip est en préparation, à partir d’images perso, d’images libres de droit et de séquences
d’animation. L’animation est un truc qui m’a toujours attiré, mais ça représente un travail titanesque ! Avec
toute cette matière, j’essaie de raconter quelque chose, de créer du sens en juxtaposant des séquences qui
n’ont a priori rien à voir, comme à l’époque où je faisais de la vidéo expérimentale. J’espère le finir d’ici la fin
de l’année. Pour noël, tiens ! Et puis toujours composer et travailler de nouveaux titres..
C'est quoi le truc le plus dingue que vous ayez fait ?
GD : notre concert de fin d’accompagnement Plug And Play était assez barjot, puisqu’on nous a vraiment
donné les moyens d’une belle scène. Je me suis débrouillé pour trouver du matériel et j’ai travaillé la
scénographie et les vidéos en fond de scène, ça donnait un truc vraiment schizo ! C’était pour moi une
occasion unique d’aller au bout de mes envies, en créant un univers visuel autour de notre musique.
L’occasion d’un joli one-shot ! Extraits sur notre Youtube pour ceux que ça intéressent.

BM : Moi je trouve que la fête de la musique 2017 à Calan est le truc le plus ouf qu’on ai jamais fait, c’était
surnaturel…

GD : c’est vrai que voir cette femme à genoux faire danser des patates au bout de ses fourchettes sur la
place du village, c’était quelque chose...

Ce serait quoi le projet le plus ouf que vous aimeriez réaliser ?
GD : Pouvoir s’enfermer dans un studio dans une campagne sauvage et enregistrer un album entier !
On travaille tous à côté et on fait au mieux pour consacrer un peu de temps à la musique, mais ça reste pour
moi une réelle frustration. Sans envisager d’en vivre, simplement avoir l’opportunité d’y aller à fond, ne
serait-ce que sur une courte période, voilà ce que, personnellement,  je rêverais de faire... Et puis faire une
tournée de concerts à l’étranger !

bientôt la fin de l'année qu'est-ce qui vous reste à faire pour la conclure en beauté ?
GD : si je finis le clip, ça sera déjà pas mal ! Avancer sur de nouveaux morceaux, avec de l’envie et de
l’énergie… Et une belle date de concert bien sauvage, ça nous irait bien ! 

Coup de coeur :
Le retour annoncé de Rage against the machine !
Coup de Gueule
La fermeture de lieux de création alternatifs comme
“Mains d’oeuvres” à St Ouen ou celle (annoncée) du Mamm Douar Kafé à Auray,
un café associatif où se joue un paquet de concerts (et où on a pu jouer avec No One !).
C’est un crève-coeur de voir des lieux comme ceux-là manquer de soutien.
On ne pourra bientôt plus voir de concerts que dans les salles labellisées SMAC.
Et encore, en Bretagne, on n’est pas les plus mal lotis...

Quelque chose à rajouter, un dernier truc à dire ?
Fuck Trump ! Fight the power ! Et surtout merci pour votre intérêt pour notre projet musical 

La der : Allez je prends un risque... c'est quoi la question la plus débile que l'on vous ai posée ?
GD : “Pourquoi sortir un CD en 2019 ?..” Comme si on demandait “pourquoi peindre sur une toile” à un
peintre ?
 Voila c'est fini, merci d'avoir joué le jeu !


c'est pas trop tôt ! c'était long on n'a pas que ça à faire ...

c'était cool, on a adoré, non c'est vrai on a vraiment kiffé

déja, on aurai bien répondu encore à une quinzaine de questions

Non c'est normal, professionnels avant tout, on assume notre statut de stars !

De toutes façons on s'en fout, on a répondu n'importe quoi !!!

Autre :




Content d’y répondre, mais oui, c’était long (mais bon) !




propos recueillis par Didier T, le 28 Octobre 2019


DISCOGRAPHIE

First EP (2019)

https://schizofragma.bandcamp.com/releases


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